2016-01-16
Mon premier atelier d'écriture en 2016
Les 14 et 15 mai prochains, j'animerai l'atelier d'écriture « Créer la SF » dans la veine de mes précédents ateliers d'écriture tenus à Québec. Il s'agit d'une initiation aux principes d'une écriture efficace axée sur l'élimination des erreurs les plus fréquentes des débutants et l'approfondissement de quelques techniques d'idéation. Je discuterai aussi des aspects plus commerciaux de l'édition dans les domaines de la science-fiction, du fantastique et de la fantasy.
Ainsi, c'est un atelier qui s'adresse à tous : jeunes et moins jeunes, néophytes et auteurs publiés, écrivains littéraires ou des autres médias. Dans une certaine mesure, les thèmes abordés dépendront des textes soumis par les participants. En principe, nous accepterons un maximum de 8 personnes.
Cette fois, ce sera à la Maison de la littérature de Québec (40, rue Saint-Stanislas) et l'atelier se déroulera de 10 h à 17 h (parce que l'édifice n'ouvre pas avant 10 h). Pour s'inscrire, il faut contacter Émilie Turmel à la Maison de la littérature, soit au numéro de téléphone 418-641-6788p602 soit à l'adrelle emilie.turmel@institutcanadien.qc.ca
(Selon le site de la Maison de la littérature, les auteurs admissibles peuvent bénéficier d'une subvention qui remboursera une partie des frais d'inscription de 60 $. C'est sans doute limité aux résidents de l'agglomération de Québec, toutefois.)
Mon argumentaire personnel comme animateur d'atelier : en tant qu'auteur de science-fiction et de fantastique à l'œuvre depuis 1984, je suis
Ainsi, c'est un atelier qui s'adresse à tous : jeunes et moins jeunes, néophytes et auteurs publiés, écrivains littéraires ou des autres médias. Dans une certaine mesure, les thèmes abordés dépendront des textes soumis par les participants. En principe, nous accepterons un maximum de 8 personnes.
Cette fois, ce sera à la Maison de la littérature de Québec (40, rue Saint-Stanislas) et l'atelier se déroulera de 10 h à 17 h (parce que l'édifice n'ouvre pas avant 10 h). Pour s'inscrire, il faut contacter Émilie Turmel à la Maison de la littérature, soit au numéro de téléphone 418-641-6788p602 soit à l'adrelle emilie.turmel@institutcanadien.qc.ca
(Selon le site de la Maison de la littérature, les auteurs admissibles peuvent bénéficier d'une subvention qui remboursera une partie des frais d'inscription de 60 $. C'est sans doute limité aux résidents de l'agglomération de Québec, toutefois.)
Mon argumentaire personnel comme animateur d'atelier : en tant qu'auteur de science-fiction et de fantastique à l'œuvre depuis 1984, je suis
- le seul triple lauréat du Prix Solaris
- l'auteur de trois romans, trois recueils et 27 livres pour jeunes
- l'auteur de plus de 100 nouvelles en français, publiées plus de 200 fois
- l'auteur d’une dizaine de nouvelles publiées en anglais
- un écrivain qui a pratiqué la science-fiction, le fantastique, la fantasy et même l’horreur, pour adultes et pour jeunes
- les participants doivent fournir un texte complet (nouvelle, chapitre ou scénario) d’une dizaine de pages (entre 3 000 et 8 000 mots), qui doit relever de la science-fiction, du fantastique, de la fantasy ou de l’horreur, en l'envoyant à l'adresse indiquée par Émilie Turmel au plus tard le 1er mai 2016
- accepter de lire et critiquer les textes des autres avant la tenue de l'atelier
- accepter les autres modalités du fonctionnement de l’atelier
- en ce qui concerne l'hébergement à bas prix, la Maison de la littérature est à deux pas de l'auberge de jeunesse internationale de Québec et à distance de marche de la gare et du terminus des autobus Orléans Express
Libellés : Écriture, Fantastique, Fantasy, Horreur, Québec, Science-fiction
2014-10-12
Un anniversaire, une anthologie et plusieurs lancements
Ce ne sont pas toutes les revues ni tous les fanzines qui durent une bonne décennie. Il faut soit beaucoup de persévérance et d'obstination de la part du fondateur, soit des relais réussis d'une équipe éditoriale à l'autre. Dans le cas de Brins d'éternité, le fondateur, Mathieu Fortin, a su passer la main avant de s'épuiser complètement à la tâche. Dix ans donc après le premier numéro, où j'avais une nouvelle, « Le sourire de la Lune », je peux donc m'enorgueillir d'une nouvelle, « Trois portes avant l'inconnu », dans le numéro 39 qui est celui du dixième anniversaire.
Outre cette nouvelle inédite, Ariane Gélinas et son équipe composée de Carmélie Jacob, Alamo St-Jean et Guillaume Voisine, ont retenu ma nouvelle parue dans le numéro 24 de la revue en 2009, « Les terrasses de Brera », pour ouvrir l'anthologie Dix ans d'éternité publié par Les Six Brumes.
Il s'agit d'un ouvrage impressionnant et même monumental : presque 400 pages, des illustrations en couleurs, deux préfaces (une par Mathieu Fortin et une par Guillaume Voisine), vingt nouvelles (par des auteurs qui incluent Geneviève Blouin, Claude Bolduc, David Côté, Jean-Pierre April, Frédérick Durand, Martin Lessard, V. K. Valev et Pierre-Luc Lafrance) et une postface signée Claude Janelle. J'espère qu'il obtiendra l'attention qu'il mérite de la part de la critique.
Fait marquant, cette anthologie est à peu près la première depuis le début du vingt-et-unième siècle à proposer une sélection d'auteurs importants de cette période. J'avais signalé ce manque dans mon analyse des anthologies et collectifs parus au siècle dernier. Du coup, si je refais l'exercice que j'avais fait précédemment, les résultats risquent de changer un peu — mais pas beaucoup, puisqu'une seule anthologie ne peut pas rivaliser avec le nombre d'anthologies et collectifs publiés au siècle dernier.
Cette anthologie ne peut d'ailleurs être comparée, à strictement parler, qu'à l'anthologie Escales sur Solaris (1995) réunie par Joël Champetier et Yves Meynard, qui s'affichait comme une sélection représentative des auteurs parus dans les pages de Requiem et Solaris depuis les débuts de celle-là. Dans ce cas, toutefois, l'anthologie voulait marquer le coup à l'occasion du vingtième anniversaire de Requiem/Solaris.
On pourrait trouver ambitieux de compiler une anthologie qui couvre moins de dix ans de la vie d'une revue (en général, les textes publiés à l'époque de Mathieu Fortin n'ont pas été considérés par les anthologistes de Dix ans d'éternité), mais on peut faire remarquer qu'en 1983, Aurores boréales 1 et Les Années-lumière représentaient pour l'essentiel un échantillonnage des numéros parus depuis 1979 de Solaris et imagine... respectivement. À peine quatre ans, donc... Même si ces deux revues respectaient à l'époque un rythme de publication plus soutenu que celui de Brins d'éternité, les anthologies correspondantes s'apparentaient plutôt à des compilations instantanées qu'à des sommes susceptibles d'offrir un bilan d'une période conséquente.
Hier samedi, Brins d'éternité et Les Six Brumes ont donc lancé Dix ans d'éternité, le numéro 39 de Brins d'éternité, Jardin de chair, un roman d'horreur de Frédéric Raymond, 6, chalet des brumes et Petits démons, un recueil de nouvelles de Daniel Sernine. Le numéro 12 de la revue Clair/Obscur était également lancé. Le tout se passait au troisième étage de L'Amère à boire, sur Saint-Denis à Montréal, et la cinquantaine de personnes sur place ont été à l'étroit (à un moment donné, j'en ai compté 48 ou 49, et c'était sans compter les personnes qui étaient déjà parties, comme Gaëtan Picard ou Christo Datso). Dans la photo brute ci-dessous, on reconnaît plusieurs des personnes présentes à qui j'ai eu l'occasion de dire bonjour, dont Hugues Morin (dans le miroir), Marianne Cayer, Claude Janelle, Alain Ducharme, Carmélie Jacob, Richard Tremblay, Dave Côté et Emmanuel Trotobas.
Enfin, dans cette photo brute (ce qui explique les yeux injectés de sang des protagonistes, à moins que ce soit leur véritable nature qui ressort...), on voit deux des héros de la fête, Ariane Gélinas et Guillaume Voisine, en pleine action au moment des discours.
Outre cette nouvelle inédite, Ariane Gélinas et son équipe composée de Carmélie Jacob, Alamo St-Jean et Guillaume Voisine, ont retenu ma nouvelle parue dans le numéro 24 de la revue en 2009, « Les terrasses de Brera », pour ouvrir l'anthologie Dix ans d'éternité publié par Les Six Brumes.
Il s'agit d'un ouvrage impressionnant et même monumental : presque 400 pages, des illustrations en couleurs, deux préfaces (une par Mathieu Fortin et une par Guillaume Voisine), vingt nouvelles (par des auteurs qui incluent Geneviève Blouin, Claude Bolduc, David Côté, Jean-Pierre April, Frédérick Durand, Martin Lessard, V. K. Valev et Pierre-Luc Lafrance) et une postface signée Claude Janelle. J'espère qu'il obtiendra l'attention qu'il mérite de la part de la critique.
Fait marquant, cette anthologie est à peu près la première depuis le début du vingt-et-unième siècle à proposer une sélection d'auteurs importants de cette période. J'avais signalé ce manque dans mon analyse des anthologies et collectifs parus au siècle dernier. Du coup, si je refais l'exercice que j'avais fait précédemment, les résultats risquent de changer un peu — mais pas beaucoup, puisqu'une seule anthologie ne peut pas rivaliser avec le nombre d'anthologies et collectifs publiés au siècle dernier.
Cette anthologie ne peut d'ailleurs être comparée, à strictement parler, qu'à l'anthologie Escales sur Solaris (1995) réunie par Joël Champetier et Yves Meynard, qui s'affichait comme une sélection représentative des auteurs parus dans les pages de Requiem et Solaris depuis les débuts de celle-là. Dans ce cas, toutefois, l'anthologie voulait marquer le coup à l'occasion du vingtième anniversaire de Requiem/Solaris.
On pourrait trouver ambitieux de compiler une anthologie qui couvre moins de dix ans de la vie d'une revue (en général, les textes publiés à l'époque de Mathieu Fortin n'ont pas été considérés par les anthologistes de Dix ans d'éternité), mais on peut faire remarquer qu'en 1983, Aurores boréales 1 et Les Années-lumière représentaient pour l'essentiel un échantillonnage des numéros parus depuis 1979 de Solaris et imagine... respectivement. À peine quatre ans, donc... Même si ces deux revues respectaient à l'époque un rythme de publication plus soutenu que celui de Brins d'éternité, les anthologies correspondantes s'apparentaient plutôt à des compilations instantanées qu'à des sommes susceptibles d'offrir un bilan d'une période conséquente.
Hier samedi, Brins d'éternité et Les Six Brumes ont donc lancé Dix ans d'éternité, le numéro 39 de Brins d'éternité, Jardin de chair, un roman d'horreur de Frédéric Raymond, 6, chalet des brumes et Petits démons, un recueil de nouvelles de Daniel Sernine. Le numéro 12 de la revue Clair/Obscur était également lancé. Le tout se passait au troisième étage de L'Amère à boire, sur Saint-Denis à Montréal, et la cinquantaine de personnes sur place ont été à l'étroit (à un moment donné, j'en ai compté 48 ou 49, et c'était sans compter les personnes qui étaient déjà parties, comme Gaëtan Picard ou Christo Datso). Dans la photo brute ci-dessous, on reconnaît plusieurs des personnes présentes à qui j'ai eu l'occasion de dire bonjour, dont Hugues Morin (dans le miroir), Marianne Cayer, Claude Janelle, Alain Ducharme, Carmélie Jacob, Richard Tremblay, Dave Côté et Emmanuel Trotobas.
Enfin, dans cette photo brute (ce qui explique les yeux injectés de sang des protagonistes, à moins que ce soit leur véritable nature qui ressort...), on voit deux des héros de la fête, Ariane Gélinas et Guillaume Voisine, en pleine action au moment des discours.
Libellés : Fantastique, Fantasy, Horreur, Livres, Québec, Science-fiction
2014-09-29
Un atelier d'écriture à Québec en novembre
Après avoir fait circuler un sondage, j'ai décidé d'offrir encore une fois un atelier d'écriture destiné aux écrivains qui privilégient les genres de l'imaginaire : science-fiction, fantastique, fantasy ou horreur. Cette année, l'atelier aura lieu durant la fin de semaine des 15 et 16 novembre prochains à Québec. Je
souligne qu'il s'agit d'un atelier dont l'objectif est l'amélioration
des chances de publication d'un texte.
Il s'agira d'un atelier de deux jours, de 9 h à 17 h, avec une pause pour le dîner, à l'auberge L'Autre Jardin sur le boulevard Charest, dans le quartier St-Roch. L'inscription est fixée à 50$ (+ taxes, soit 57.49$, le tout non remboursable), pour un maximum de 8 participants. Si un nombre suffisant de personnes désirent une pause café (ou plusieurs), un paiement supplémentaire sera exigé sur place au début de l'atelier.
Les conditions de participation sont les suivantes : chaque participant ou participante doit soumettre par courriel un texte inédit et complet (sous la forme d'une nouvelle ou d'un chapitre de livre), relevant de la science-fiction, du fantastique, de la fantasy ou de l'horreur, au plus tard le 1er novembre. Ce texte devra compter au moins 3 000 mots et au plus 8 000 mots. Il faudra le faire parvenir par courriel au plus tard le 1er novembre (format : seulement RTF, DOC ou TXT). Les participants devront lire les textes des autres participants, noter au moins trois critiques ou problèmes et se plier au fonctionnement prescrit sur place.
Par contre, il faut me faire parvenir le paiement par chèque ou mandat postal (libellé à mon nom) le plus tôt possible à l'adresse que je fournirai aux personnes qui me contacteront par courriel ou par Facebook. J'accepterai les 8 premières inscriptions reçues.
Il s'agira d'un atelier de deux jours, de 9 h à 17 h, avec une pause pour le dîner, à l'auberge L'Autre Jardin sur le boulevard Charest, dans le quartier St-Roch. L'inscription est fixée à 50$ (+ taxes, soit 57.49$, le tout non remboursable), pour un maximum de 8 participants. Si un nombre suffisant de personnes désirent une pause café (ou plusieurs), un paiement supplémentaire sera exigé sur place au début de l'atelier.
Les conditions de participation sont les suivantes : chaque participant ou participante doit soumettre par courriel un texte inédit et complet (sous la forme d'une nouvelle ou d'un chapitre de livre), relevant de la science-fiction, du fantastique, de la fantasy ou de l'horreur, au plus tard le 1er novembre. Ce texte devra compter au moins 3 000 mots et au plus 8 000 mots. Il faudra le faire parvenir par courriel au plus tard le 1er novembre (format : seulement RTF, DOC ou TXT). Les participants devront lire les textes des autres participants, noter au moins trois critiques ou problèmes et se plier au fonctionnement prescrit sur place.
Par contre, il faut me faire parvenir le paiement par chèque ou mandat postal (libellé à mon nom) le plus tôt possible à l'adresse que je fournirai aux personnes qui me contacteront par courriel ou par Facebook. J'accepterai les 8 premières inscriptions reçues.
Libellés : Écriture, Fantastique, Fantasy, Horreur, Science-fiction
2009-09-12
Lancement chez les monstres
Ce n'était pas un vendredi 13, mais c'était quand même le jour du lancement torontois de l'antho Tesseracts Thirteen. Cela se passait dans la nouvelle incarnation de la vénérable librairie Bakka, désormais fusionnée et connue sous le nom de BakkaPhoenix. (L'ancienne librairie Bakka se trouvait également sur la rue Queen, mais à l'est de Spadina, et non à l'ouest de Bathurst.) En me rendant au lancement, je suis tombé sur un rassemblement de zombies. La preuve...
En fait, il s'agissait d'un événement organisé par le Toronto Zombie Walk, qui organise annuellement une marche des
zombies. Il s'agissait de célébrer la projection du nouveau film de George Romero, Survival of the Dead (!), et l'acquisition par Romero de la citoyenneté canadienne, de concert avec son déménagement à Toronto. Cette projection a lieu dans le cadre du Festival international du film de Toronto, dont les activités mettaient un peu plus d'animation dans la vie nocturne de la capitale ontarienne. C'est en traversant le parc Alexandra, à deux pas de la rue Queen, que j'ai eu l'attention attirée par un attroupement dont le caractère insolite n'a pas tardé à se manifester quand je me suis rapproché. Des photographes mitraillaient déjà les meilleurs grimages (ou les pires?) et les participants à cet hommage au père fondateur de la vogue actuelle des zombies... Les costumes étaient relativement variés ; à la sortie du parc, j'ai croisé un petit groupe qui arrivait et qui semblait compter un Joker reproduisant assez bien l'aspect du personnage de Heath Ledger dans le dernier Batman, The Dark Night... À la librairie BakkaPhoenix, les auteurs présents ont pour la plupart lu un extrait de leur nouvelle dans Tesseracts Thirteen. De mémoire, seul un extrait mettait en scène un mort-vivant... mais pas nécessairement un zombie classique. L'affluence a été respectable et nous avons paraphé les exemplaires comme de véritables travailleurs à la chaîne, afin de laisser des exemplaires signés sur les tablettes de la librairie — avis aux amateurs torontois !
Libellés : Horreur, Livres, Toronto
2009-08-03
Mes parutions à Anticipation (2)
Après avoir mentionné ma nouvelle, « Les terrasses de Brera », parue dans Brins d'éternité, je me dois de mentionner une autre nouvelle d'abord parue en français dans un support non-
rémunéré, la revue littéraire torontoise Langage et créativité (.PDF) dans son numéro de 2005-2006. Court texte insolite, « La nuit avant l'orage » paraît donc en traduction dans l'anthologie canadienne-anglaise Tesseracts Thirteen sous le titre « The Night Before the Storm ». J'inclus ci-contre une version réduite de la couverture, qui a beaucoup de gueule (sinon beaucoup de chair...) mais pas de mâchoire. Mettons que c'est une couverture qui a beaucoup de front... À première vue, Daniel Sernine et moi sommes les deux seuls auteurs francophones à figurer au sommaire, mais je retrouve quand même dans la liste de vieilles connaissances comme David Nickle, Andrea Schlecht et Edo van Belkom — sans parler des auteurs que j'ai déjà eu l'occasion de croiser, mais que je ne connais pas plus que ça. C'est toujours réconfortant de se retrouver entre les pages d'un volume de la série des Tesseracts, une fois de plus. Au fil des ans, j'ai fait paraître des nouvelles dans les volumes 3, 4, 5, 6 et Q (!), un poème dans le volume 8 et des traductions dans les volumes 5, 6 et 7. Et, avec Paula Johanson, j'ai réuni les nouvelles et poèmes du volume 7. Mais cela faisait quelques années que je n'avais pas réussi à placer un texte, ou que je n'avais tout simplement pas trouvé le temps d'en soumettre un.
Le treizième volume se devait bien entendu d'être consacré à l'horreur. La Montréalaise Nancy Kilpatrick et David Morrell (l'auteur du roman qui inspira le premier Rambo) ont réuni 23 nouvelles dans cette veine et inclus dans l'ouvrage un historique du genre horrifique au Canada de Robert Knowlton.
En attendant le lancement officiel de l'anthologie à Toronto en septembre, tous les inscrits au congrès mondial Anticipation sont invités au lancement du vendredi, de 15h à 17h, dans la suite 2815 de l'hôtel Delta sur l'avenue University. Ironiquement, pour cause de conflit d'horaire, je risque de ne pas y être avant la toute fin des festivités...
rémunéré, la revue littéraire torontoise Langage et créativité (.PDF) dans son numéro de 2005-2006. Court texte insolite, « La nuit avant l'orage » paraît donc en traduction dans l'anthologie canadienne-anglaise Tesseracts Thirteen sous le titre « The Night Before the Storm ». J'inclus ci-contre une version réduite de la couverture, qui a beaucoup de gueule (sinon beaucoup de chair...) mais pas de mâchoire. Mettons que c'est une couverture qui a beaucoup de front... À première vue, Daniel Sernine et moi sommes les deux seuls auteurs francophones à figurer au sommaire, mais je retrouve quand même dans la liste de vieilles connaissances comme David Nickle, Andrea Schlecht et Edo van Belkom — sans parler des auteurs que j'ai déjà eu l'occasion de croiser, mais que je ne connais pas plus que ça. C'est toujours réconfortant de se retrouver entre les pages d'un volume de la série des Tesseracts, une fois de plus. Au fil des ans, j'ai fait paraître des nouvelles dans les volumes 3, 4, 5, 6 et Q (!), un poème dans le volume 8 et des traductions dans les volumes 5, 6 et 7. Et, avec Paula Johanson, j'ai réuni les nouvelles et poèmes du volume 7. Mais cela faisait quelques années que je n'avais pas réussi à placer un texte, ou que je n'avais tout simplement pas trouvé le temps d'en soumettre un.Le treizième volume se devait bien entendu d'être consacré à l'horreur. La Montréalaise Nancy Kilpatrick et David Morrell (l'auteur du roman qui inspira le premier Rambo) ont réuni 23 nouvelles dans cette veine et inclus dans l'ouvrage un historique du genre horrifique au Canada de Robert Knowlton.
En attendant le lancement officiel de l'anthologie à Toronto en septembre, tous les inscrits au congrès mondial Anticipation sont invités au lancement du vendredi, de 15h à 17h, dans la suite 2815 de l'hôtel Delta sur l'avenue University. Ironiquement, pour cause de conflit d'horaire, je risque de ne pas y être avant la toute fin des festivités...
2007-03-31
Quand les aveugles regardent
Blind Lake de Robert Charles Wilson est un roman à chute. C'était déjà un peu le cas de Spin, mais la narration de Spin dosait les révélations et les surprises tout au long du roman. Dans le cas de Blind Lake, il s'agit plutôt d'aboutir, au terme d'une montée progressive de la tension, à un moment culminant.
Dans le roman de James Gunn The Listeners, des scientifiques affectés à un radio-télescope cherchaient à capter un signal d'origine extraterrestre. Blind Lake s'intéresse à des observateurs de la vie extraterrestre qui sont littéralement aveugles. Dans un avenir pas trop éloigné, ils utilisent, semble-t-il, des ordinateurs quantiques à base de condensats de Bose-Einstein qui leur permettent d'observer deux planètes éloignées, sans avoir eu autre chose qu'un accès initial à des observations visuelles ou télescopiques. Il n'existe que deux installations de ce genre aux États-Unis, dont une dans le nord du Minnesota. Cette petite base scientifique fondée autour du lieu-dit Blind Lake est coupée du monde un beau matin par des mesures de sécurité exceptionnelles. Les employés sont pris au piège, ainsi qu'un trio de journalistes.
En l'absence de rebondissements majeurs, puisque le secret règnera longtemps sur les raisons de cet isolement, le roman doit être porté par les personnages. Au nombre des principaux, il y a un journaliste déchu, Chris Carmody, au bord de la dépression en raison des résultats tragiques de ses bonnes intentions dans le passé. Il y a aussi deux scientifiques, Raymond Scutter, qui devient le directeur par défaut du centre en l'absence de ses supérieurs, partis au moment de la mise en quarantaine, et son ancienne femme, Marguerite Hauser. Ils se partagent la garde de leur enfant, une fillette appelée Tess qui est tourmentée par des voix et des visions attribuées au traumatisme du divorce. Et ils se détestent.
En fin de compte, je me suis demandé jusqu'à quel point Wilson avait truffé le roman de fausses pistes. Un personnage secondaire s'appelle Costigan, allusion possible à un vieux roman de science-fiction dont le protagoniste, le professeur Costigan, transportait par erreur une petite communauté sur un autre monde. Pendant un moment, on se demande s'il s'agit d'un autre scénario de transport d'une communauté entière sur un autre monde, dans un univers parallèle ou dans un autre temps, comme dans City at World's End d'Edmond Hamilton. La théorie du déplacement dans un monde parallèle tient un peu plus longtemps — mais ce n'est pas le cas.
Ceci entretient le suspense, mais au prix de tout faire dépendre de la révélation finale. Or, celle-ci est trop extraordinaire dans un sens pour vraiment faire rêver. Le lien entre la réalité scientifique et l'imaginaire est trop distendu. Quant aux personnages, on sympathise certainement avec les plus sympathiques, mais il y a quelque chose d'un peu trop mécanique dans le dévoilement des secrets familiaux qui les ont façonnés et qui expliquent leur tempérament. Le psychologisme freudien refait surface, au mépris de tout ce que nous savons aujourd'hui sur les déterminants biologiques et génétiques de nos caractères.
Bref, il s'agit d'un bon roman de Wilson, mais non d'un roman exceptionnel : personnages attachants, suspense bien ménagé, petite thèse (et débat) philosophique pour faire réfléchir, observation très fine du quotidien et de ses moments singuliers... Il manque toutefois l'idée science-fictive qui promettrait un monde transformé, ce qui est en dernière analyse l'intérêt principal de la science-fiction : la possibilité d'un autre monde.
Quant au film sud-coréen The Host, il vaut surtout par le dépaysement. Des rejets toxiques dans un fleuve sud-coréen ont donné naissance à un monstre aquatique, une créature numérique aux mouvements d'une fluidité impressionnante, que ce soit sur terre, dans les égouts souterrains ou dans les entretoises des ponts de la ville. Une famille est aux premières loges de l'éruption initiale de la créature qui s'en prend aux promeneurs dans un parc au bord de l'eau. Le grand-père tient une concession, avec l'aide de son fils, lui-même parent d'une petite fille. Lorsque la fillette, Hyun-seo, est capturée par le monstre mais survit en appelant son père à l'aide, le grand-père peut compter sur ses deux autres enfants, un diplômé universitaire sous-employé et une sportive qui pratique le tir à l'arc.
Tous les membres de la famille ont leurs défauts et le film incorpore donc une dimension comique qu'on ne retrouve pas dans les classiques du genre comme Alien. La combinaison de l'horreur et de la comédie est un peu incongrue pour un public occidental, mais cela semble passer beaucoup mieux dans les créations du cinéma asiatique. Contrairement aux films hollywoodiens, The Host ne se termine pas tout à fait comme on s'y attendrait, mais ce n'est pas rédhibitoire. Par contre, certaines des péripéties et certains des effets spéciaux sont franchement faibles, mais il y a quelques bons moments (en particulier, la séquence initiale qui voit le monstre sillonner le parc riverain), ainsi que des aperçus fascinants de la vie en Corée du Sud.
Bref, c'est un peu meilleur qu'un série B, mais pas beaucoup plus.
Dans le roman de James Gunn The Listeners, des scientifiques affectés à un radio-télescope cherchaient à capter un signal d'origine extraterrestre. Blind Lake s'intéresse à des observateurs de la vie extraterrestre qui sont littéralement aveugles. Dans un avenir pas trop éloigné, ils utilisent, semble-t-il, des ordinateurs quantiques à base de condensats de Bose-Einstein qui leur permettent d'observer deux planètes éloignées, sans avoir eu autre chose qu'un accès initial à des observations visuelles ou télescopiques. Il n'existe que deux installations de ce genre aux États-Unis, dont une dans le nord du Minnesota. Cette petite base scientifique fondée autour du lieu-dit Blind Lake est coupée du monde un beau matin par des mesures de sécurité exceptionnelles. Les employés sont pris au piège, ainsi qu'un trio de journalistes.
En l'absence de rebondissements majeurs, puisque le secret règnera longtemps sur les raisons de cet isolement, le roman doit être porté par les personnages. Au nombre des principaux, il y a un journaliste déchu, Chris Carmody, au bord de la dépression en raison des résultats tragiques de ses bonnes intentions dans le passé. Il y a aussi deux scientifiques, Raymond Scutter, qui devient le directeur par défaut du centre en l'absence de ses supérieurs, partis au moment de la mise en quarantaine, et son ancienne femme, Marguerite Hauser. Ils se partagent la garde de leur enfant, une fillette appelée Tess qui est tourmentée par des voix et des visions attribuées au traumatisme du divorce. Et ils se détestent.
En fin de compte, je me suis demandé jusqu'à quel point Wilson avait truffé le roman de fausses pistes. Un personnage secondaire s'appelle Costigan, allusion possible à un vieux roman de science-fiction dont le protagoniste, le professeur Costigan, transportait par erreur une petite communauté sur un autre monde. Pendant un moment, on se demande s'il s'agit d'un autre scénario de transport d'une communauté entière sur un autre monde, dans un univers parallèle ou dans un autre temps, comme dans City at World's End d'Edmond Hamilton. La théorie du déplacement dans un monde parallèle tient un peu plus longtemps — mais ce n'est pas le cas.
Ceci entretient le suspense, mais au prix de tout faire dépendre de la révélation finale. Or, celle-ci est trop extraordinaire dans un sens pour vraiment faire rêver. Le lien entre la réalité scientifique et l'imaginaire est trop distendu. Quant aux personnages, on sympathise certainement avec les plus sympathiques, mais il y a quelque chose d'un peu trop mécanique dans le dévoilement des secrets familiaux qui les ont façonnés et qui expliquent leur tempérament. Le psychologisme freudien refait surface, au mépris de tout ce que nous savons aujourd'hui sur les déterminants biologiques et génétiques de nos caractères.
Bref, il s'agit d'un bon roman de Wilson, mais non d'un roman exceptionnel : personnages attachants, suspense bien ménagé, petite thèse (et débat) philosophique pour faire réfléchir, observation très fine du quotidien et de ses moments singuliers... Il manque toutefois l'idée science-fictive qui promettrait un monde transformé, ce qui est en dernière analyse l'intérêt principal de la science-fiction : la possibilité d'un autre monde.
Quant au film sud-coréen The Host, il vaut surtout par le dépaysement. Des rejets toxiques dans un fleuve sud-coréen ont donné naissance à un monstre aquatique, une créature numérique aux mouvements d'une fluidité impressionnante, que ce soit sur terre, dans les égouts souterrains ou dans les entretoises des ponts de la ville. Une famille est aux premières loges de l'éruption initiale de la créature qui s'en prend aux promeneurs dans un parc au bord de l'eau. Le grand-père tient une concession, avec l'aide de son fils, lui-même parent d'une petite fille. Lorsque la fillette, Hyun-seo, est capturée par le monstre mais survit en appelant son père à l'aide, le grand-père peut compter sur ses deux autres enfants, un diplômé universitaire sous-employé et une sportive qui pratique le tir à l'arc.
Tous les membres de la famille ont leurs défauts et le film incorpore donc une dimension comique qu'on ne retrouve pas dans les classiques du genre comme Alien. La combinaison de l'horreur et de la comédie est un peu incongrue pour un public occidental, mais cela semble passer beaucoup mieux dans les créations du cinéma asiatique. Contrairement aux films hollywoodiens, The Host ne se termine pas tout à fait comme on s'y attendrait, mais ce n'est pas rédhibitoire. Par contre, certaines des péripéties et certains des effets spéciaux sont franchement faibles, mais il y a quelques bons moments (en particulier, la séquence initiale qui voit le monstre sillonner le parc riverain), ainsi que des aperçus fascinants de la vie en Corée du Sud.
Bref, c'est un peu meilleur qu'un série B, mais pas beaucoup plus.
Libellés : Films, Horreur, Livres, Science-fiction



