2019-01-30

 

Mes fictions climatiques

La sortie de ma nouvelle « Losing What We Can't Live Without » dans l'anthologie Everything Change (volume 2), publiée sous forme numérique par l'Université d'État de l'Arizona dans le cadre de son « Imagination and Climate Futures Initiative », m'incite à me pencher sur mes fictions climatiques. 

Mon premier texte dans cette veine, longtemps avant qu'il soit question de cli fi (climate fiction), c'est sans doute une nouvelle en anglais, « Remember, the Dead Say » (dans l'anthologie Tesseracts 4, Beach Holme Publishers, 1992, puis réimprimée dans l'anthologie Northern Stars, Tor, 1994).  Je l'ai traduite des années plus tard pour la faire paraître dans Galaxies 42, n.s., sous le titre « Se rappeler les morts parce qu'ils le veulent » en 2016.

Je m'intéressais au sujet depuis la fin des années 1980.  Comme journaliste étudiant à La Rotonde de l'Université d'Ottawa, j'avais publié en février 1988 le compte rendu suivant d'une conférence sur le sujet.


(Oui, le Guy Caron qui signe l'article coiffant le mien est bien le chef parlementaire actuel du NPD fédéral.)

Un an plus tard, en décembre 1989, je signais l'article suivant pour un journal éphémère d'Ottawa, The Ottawa Orator.


J'étais donc bien informé au moment d'écrire cette nouvelle parue en 1992 où il était question de réchauffement du climat et de feux de forêt, entre autres.  Pourtant, un long hiatus a suivi, parce que le protocole de Kyoto était censé nous mettre sur la bonne voie et qu'on pouvait encore espérer que les efforts conjugués de l'Europe et de quelques autres pays allaient nous éviter les scénarios du pire dans le cas du réchauffement.  De fait, je ne peux identifier aucun autre texte dans cette veine avant la nouvelle « Les noms de la proie » parue dans Solaris 160 en 2006.  Comme plusieurs autres fictions climatiques, elle sera reprise dans mon recueil Les Marées à venir en 2009.

C'est le début d'une période plus féconde.  Également en 2006, ma nouvelle « La goutte d'eau » (dans Brins d'éternité 10 et Géante rouge 5, aussi reprise dans Les Marées à venir) fait état de réfugiés climatiques en pleine mer.  En 2007, ma nouvelle « Les galions de la mer de sable » paraît dans un numéro hors-série sur le thème des « Pirates » dans la revue Phénix, aussi reprise dans Les Marées à venir.  En 2008, c'est au tour de la nouvelle primée « Le dôme de Saint Macaire » dans Solaris 167, reprise dans Les Marées à venir ainsi que dans l'anthologie française Le Nucléaire et après (Arkuiris, 2016) et, en version anglaise, dans l'anthologie Fractured:  Tales of the Canadian Post-Apocalypse (Exile Editions, 2014) sous le titre « St. Macaire's Dome ».  En 2009, ma nouvelle « Soldats des bois, de la mer et du ciel » sort dans Galaxies 3, n.s., tandis que « Qui garde les gardiens », apparaît au sommaire des Marées à venir (Vermillon, 2009).

Si la publication des Marées à venir représente un jalon, elle ne met pas une borne à mon exploration de cette veine.  Le réchauffement planétaire demeure un souci.  Ma nouvelle primée « Le jardin des derniers humains » sort dans Solaris 183 en 2012 tandis que sa version anglaise, « Watching Over the Human Garden », est publiée dans l'anthologie Blood and Water (Bundoran Press, 2012).  En traduction italienne par Alda Teodorani, sous le titre « Custode del giardino umano », elle fait partie de mon mini-recueil numérique Le Nevi del tempo che fu (Future Fiction, 2017).  De même, ma nouvelle « Trois relations de la fin de l'écrivain », sortie dans l'anthologie Utopiales 13 (ActuSF, 2013), connaît une traduction catalane de Clara Boia, sous le titre « Tres apunts sobre la mort de l'autor », dans Catarsi 18 en 2016 et une traduction italienne de Teodorani sous le titre « Tre resoconti sulla morte dello scrittore » dans Le Nevi del tempo che fu.

Parue en 2014 dans l'anthologie Carbide-Tipped Pens chez Tor, ma nouvelle en anglais « The Snows of Yesteryear » connaît une carrière exceptionnelle.  Reprise dans les anthologies Loosed Upon the World (Saga, 2015) et Imaginarium 4 (ChiZine Publications, 2016), elle est traduite en italien par Teodorani sous le titre « Le Nevi del tempo che fu » dans le recueil du même nom, et rééditée dans la version anglaise de ce recueil, The Snows of Yesteryear (Future Fiction, 2017).  Enfin, en 2018, la traduction italienne est rééditée dans l'ouvrage Antropocene.  L'umanità come forza geologica (Future Fiction, 2018).  Une parution en français ne saurait tarder, mais aura-t-elle lieu avant une parution en chinois ?

En 2016, je reviens à la charge avec la nouvelle « Les mamans d'Ibadan » dans l'anthologie française Rêves d'Afrique (Voy'el, 2016), puis « Le matin, les arbres et leurs cadeaux » dans une autre anthologie française, Dimension Avenirs radieux (Hollywood Comics.com/Black Coat Press, 2016).  Enfin, j'enchaîne l'année suivante avec « Dans les dents de l'ours abstrus » dans l'anthologie française Les OGM et après... (Arkuiris, 2017).

Il y aurait de quoi constituer un recueil à part entière, un projet à réaliser un de ces jours.

Par thèmes :

Les feux de forêt — « Remember, the Dead Say »
La montée des océans — « Les noms de la proie », « La goutte d'eau », « Soldats des bois, de la mer et du ciel », « Le dôme de saint Macaire », « Qui garde les gardiens », « Le jardin des derniers humains »

Les ouragans (et autres changements du régime pluvial) — « Les galions de la mer de sable », « Le jardin des derniers humains »

Le réchauffement — « Trois relations de la fin de l'écrivain », « Les mamans d'Ibadan », « Le matin, les arbres et leurs cadeaux »

La fonte des glaces — « The Snows of Yesteryear », « Dans les dents de l'ours abstrus »

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