2007-10-03
Sonnets albriens (2)
Les yeux clos, je t'entends qui accourt pour m'ouvrir,
mortelle que, par amour, j'ai évitée
il est loin le printemps quand tu m'as invité
pour avoir droit au repos et ne plus souffrir
Par ce matin d'été, sans mon regard rouvrir,
sans entrer, je sais tout du palais habité
par ma victime aimée, qui n'est plus alitée
mais à qui j'eusse voulu la santé offrir
Ton souffle s'épuise puis ton pas ralentit
avant que tu me dises que tu m'avais menti
les joues déjà grises comme la défunte
qu'on portera trop vite en terre au champ des morts
une fois abattue par ma faux contrainte,
trop docile au dieu qui a fixé nos sorts
mortelle que, par amour, j'ai évitée
il est loin le printemps quand tu m'as invité
pour avoir droit au repos et ne plus souffrir
Par ce matin d'été, sans mon regard rouvrir,
sans entrer, je sais tout du palais habité
par ma victime aimée, qui n'est plus alitée
mais à qui j'eusse voulu la santé offrir
Ton souffle s'épuise puis ton pas ralentit
avant que tu me dises que tu m'avais menti
les joues déjà grises comme la défunte
qu'on portera trop vite en terre au champ des morts
une fois abattue par ma faux contrainte,
trop docile au dieu qui a fixé nos sorts
Libellés : Poème